Les conducteurs ivres qui tuent un parent pourraient devoir payer une pension alimentaire.

Un nouveau projet de loi vient d'être adopté en Tennessee

Les Autos

Le Sénat de l'État du Tennessee a adopté un projet de loi qui ferait en sorte que les conducteurs en état d'ivresses qui ont causé la mort d'un parent dans un accident pourraient devoir payer une pension alimentaire.

Le «House Bill 1834» exigerait donc que si un conducteur en état d'ébriété est reconnu coupable de la mort d'un individu, celui-ci devra payer une pension alimentaire jusqu'à ce que l'enfant de la victime atteigne l'âge de 18 ans et qu'elle ait terminé ses études secondaires.

C'est le parent ou le tuteur survivant de l'enfant qui déterminerait le montant du paiement requis.

Dans l'éventualité où le conducteur condamné ne serait pas en mesure de payer la pension, il disposerait d'un an après sa libération pour commencer à payer ces frais.

Le projet de loi a été salué par le représentant de l'État, Mark White, qui a déclaré qu'il est impératif que les conducteurs condamnés soient tenus «responsables» des conséquences de leurs gestes.

Lors d'une entrevue sur les ondes WREG-TV, Mark White a déclaré: «Un parent est responsable de l'éducation et de l'éducation de cet enfant, alors quelqu'un doit être responsable de l'éducation de ces enfants si ce parent a été retiré de la maison pour quelque chose d'aussi insensé que de boire et de conduire. [...] Si vous avez la responsabilité financière de l'éducation des enfants qui ont perdu un parent, l'éducation, le logement, la nourriture, les vêtements, tout ce qui précède, vous devez vraiment y réfléchir à deux fois.»

Le «House Bill 1834» porte aussi le nom de «loi de Benley» et il a été adopté à l'unanimité au Sénat de l'État du Tennessee.

Le projet de loi a vu le jour à la suite d'un accident où l'officier Nicholas Galinger a été tué en 2019, alors qu'il inspectait un trou d'homme sur Hamill Road, à Chattanooga.

La conductrice, Janet Hinds, était en état d'ébriété lorsqu'elle a frappé l'officier. Elle a été condamnée à 11 ans de prison en février dernier.

Lors de sa comparution devant le tribunal, Janet Hinds s'est excusée à la famille en déclarant: «Je veux profiter de cette occasion pour m'excuser auprès des deux familles. Si j'avais su que quelqu'un se trouvait derrière ce panneau, je me serais arrêtée. Je suis vraiment désolée pour la famille Galinger. Je ferais n'importe quoi au monde pour défaire cette nuit-là.»